Le lieutenant-Colonel Rudder et ses 224 Rangers sont ballotés dans leurs 12 LCA et les 4 DUKW qui les emmènent vers la côte; objectif la pointe du Hoc. Le 5th rangers doit suivre les hommes de Rudder dés la pointe prise; ils attendent un signal. Si rien ne vient à 7 h, le bataillon sera dirigé sur Omaha. Malgré le bombardement les rangers se doutent que les quelques 150 artilleurs du 1. /1260 les attendent… il faut prendre cette batterie perchée en haut d’une falaise: les 6 canons de 155 peuvent gravement gêner les débarquements à Omaha et Utah. Malgré plusieurs bombardement en avril et en mai, l’état-major reste persuadé qu’elle est une grave menace dans ce secteur. 7 h 10 les premiers Rangers touchent les galets au pied de la falaise. Ils reçoivent des tirs de mitrailleuse, moins de 5 minutes prés l’assaut, les premiers hommes sont en haut; il faut trouver et détruire les canons. Les rangers avancent prudemment dans un paysage d’apocalypse, tout a été retourné les haies, les tranchées, la position est truffée de cratères de bombes, les snippers sont partout, 36 Rangers dépassent la pointe et s’enfoncent vers l’intérieur. La route côtière est atteinte vers 8 h au prix de 15 pertes;

Victimes des snipers où de l’ artillerie.
Arrivent une douzaine de Rangers de la compagnie F. Vers 9 h cinq canons sont
découverts, dans un petit chemin, au sud de la route.
Deux seulement sont détruits, peu après, une autre patrouille
arrive et finit la destruction des canons. Les allemands se ressaisissent,
les Rangers se battent sur le site de la batterie, se glissent parmi les positions
Américaine, les landser surgissent de partout.
Les groupes des hommes de Rudder sont dispersés et les contacts très
durs. Seule existe une ligne de défense d’une cinquantaine de
Rangers, juste au sud de la route côtière. Le reste combat dans
la plus totale des confusions.
Durant la matinée, une poignée de paras largués par erreur
prés de la pointe rejoint le périmètre défensif.
Le 7 juin au matin, arrivera un peloton du 5th Rangers qui aura traversé
les lignes ennemies. Dans l’après-midi, un L.C.V.P. amènera
une trentaine d’hommes et des vivres. Ployants sous les contre attaques,
tous les Rangers se sont replies sur la pointe. Le 8 juin, on dénombrera
77 tués dans les rangs du nd Rangers; il ne reste que 120 hommes valides.